

Depuis plusieurs années, le véganisme connaît un véritable essor et ses adeptes sont de plus en plus nombreux. Certains vont jusqu’à dire que tous les chrétiens devraient être véganes.
Joël Favre explore les arguments avancés par les défenseurs du véganisme chrétien et les examine à la lumière de la Bible. Il nous donne ensuite des outils pour discerner les dangers du mouvement végane mais souligne aussi les préoccupations légitimes qui en sont la source. Il se penche ainsi sur les questions controversées du bien-être animal et de la protection de l’environnement et nous invite à réfléchir à la façon dont la foi chrétienne devrait influencer nos modes de consommation. Mais au final, il oriente nos regards vers les promesses de Dieu qui a un plan parfait pour sa création.
Bonus : Un guide de discussion à utiliser seul ou en groupe.
Découvrez les articles à propos de ce livre sur notre blog
Joël Favre est pasteur de l’Église Réformée Baptiste du Grésivaudan près de Grenoble. Il dispense le cours d’éthique à l’Institut Biblique de Bruxelles.
Éthique en questions est une collection de livres concis dont l’objectif est d’aider les chrétiens à :
Bonus : un guide de discussion à utiliser seul ou en groupe.
Fiche technique
Depuis plusieurs années, le véganisme connaît un véritable essor et ses adeptes sont de plus en plus nombreux. Certains vont jusqu’à dire que tous les chrétiens devraient être véganes.
Joël Favre explore les arguments avancés par les défenseurs du véganisme chrétien et les examine à la lumière de la Bible. Il nous donne ensuite des outils pour discerner les dangers du mouvement végane mais souligne aussi les préoccupations légitimes qui en sont la source. Il se penche ainsi sur les questions controversées du bien-être animal et de la protection de l’environnement et nous invite à réfléchir à la façon dont la foi chrétienne devrait influencer nos modes de consommation. Mais au final, il oriente nos regards vers les promesses de Dieu qui a un plan parfait pour sa création.
Bonus : Un guide de discussion à utiliser seul ou en groupe.
Découvrez les articles à propos de ce livre sur notre blog
Joël Favre est pasteur de l’Église Réformée Baptiste du Grésivaudan près de Grenoble. Il dispense le cours d’éthique à l’Institut Biblique de Bruxelles.
Éthique en questions est une collection de livres concis dont l’objectif est d’aider les chrétiens à :
Bonus : un guide de discussion à utiliser seul ou en groupe.
Fiche technique
Vous aimerez aussi
Le Lien, animalisme, religion et justice
Le véganisme selon Joël Favre soutient une approche qui maintient finalement les animaux dans le statut de ressource pour une consommation à limiter mais ne posant ni problème éthique, ni culpabilité, la nourriture ayant été donnée et consacrée par Dieu. Pourtant, il n'évoque pas les limites posées concernant le sang donc la vie d'un être précieux qui appartient à Dieu ni l'alliance faite avec les animaux donc sans prendre en compte la signification théologique de ces réserves. Paul est souvent cité. Pourtant, au temps de sa prédication aux juifs de la Diaspora et aux païens très divers dans leurs langues, leurs cultures, leur rapport aux animaux et leur alimentation, il a surtout rencontré des résistances très fortes auprès de ses coreligionnaires, ceux-ci n'acceptant pas de reconnaître Jésus comme le Messie. Ils refusaient catégoriquement la parole nouvelle prônant l'égalité entre juifs et païens et donc supprimant l'élection mais ils ne pouvaient pas non plus supporter l'abandon des règles alimentaires séparant le pur de l'impur ni la mise en question de la circoncision comme signe d'appartenance au peuple de Dieu. Bien que restant ancré dans la tradition juive par Jésus ne venant non pas abolir la loi mais l'accomplir, leurs écarts d'interprétation étaient insupportables et le message inaudible pour beaucoup, suscitant des réactions vives de refus et rejet, voire des violences par lapidation des chrétiens jugés hérétiques. Les martyrs du premier siècle en attestent et déjà Etienne à Jérusalem où Paul qui a assisté à sa mise à mort, lui-même finissant persécuté et condamné du fait de sa mission apostolique à Rome. Malgré les risques, le message a été repris et transmis jusqu'à s'affadir et se perdre dans son institutionnalisation qui fait passer les questions socioculturelles comme le mariage et l'avortement avant celles soulevées dans la Bible qui sont les relations entre les humains, la Création et les animaux. La Bible propose toujours des communautés mixtes où l'homme a une place spéciale de prêtre et gardien de la création. La nomination s'est très vite soldée par un passage à une anthropologie visant à transformer l'homme, le sortir de ses prétentions et de sa violence. Le premier couple posait la question de la domination de l'homme sur la femme, lui se posant en représentant de l'humanité et propriétaire de sa femme subordonnée au pouvoir masculin, d'emblée patriarcal. Du péché de l'appropriation et des ruptures de lien que ça provoque, est venu le premier fratricide. La question du Mal qui a atteint des proportions impensables au XXè siècle avec l'extermination des juifs ont amené des penseurs réchappés de la Shoah à remonter aux racines de cette violence amenant à une nomination séparant l'homme de l'animal et donc de Dieu et de sa création, conduisant à faire perdre connaissance à Adam, représentant l'espèce humaine pour le confronter à la femme, l'autre avec qui établir des relations justes, aimantes et non hiérarchiques, sans la domination et les abus de pouvoir. Aujourd'hui, les menaces qui pèsent sur l'humanité du fait de ses exploitations irresponsables du vivant et d'un carnisme sociétal insoutenable, remettent en question l'augustinothomisme dominant dans le catéchisme mais finalement contredit par les faits et de nouvelles interprétations théologiques. Finalement l'esprit souffle où il veut et sans doute qu'aujourd'hui les végans comme hier les païens sont davantage prêts à nous conduire dans des nouvelles voies qui sont celles d'une justice plus juste et incluant les animaux sentients créatures de Dieu et aussi les respect de la Création. Mais pendant ce temps des prêtres continueront à bénir les corridas et les chasses à courre tandis que des théologiens défendront la rupture zooanthropique sans comprendre qu'elle a conduit aux pires excès, les exclus humains du droit pouvant vite être traités comme des animaux et finalement torturés et tués.